Interdire les vélos dans certaines aires piétonnes ?


Pourquoi pas ? Plusieurs villes d’importance viennent d’en prendre la décision en ces mois d'été comme Agen ou Nice suivies depuis peu par Lille.
Cette interdiction qui existe déjà dans d’autres villes se trouve fortement médiatisée. Ce fut le cas pour la ville d’Agen cet été.

L’argument principal avancé par ces villes est la multiplication des accidents impliquant des cyclistes. Le Maire d'Agen et d'autres ont donc décidé d'interdire les vélos dans les rues piétonnes  pour ces raisons mais également de les interdire aux trottinettes. Les cyclistes doivent désormais mettre pied à terre.

Le Maire d'Agen argumente également sur le fait que la réglementation concernant la vitesse (les véhicules doivent rouler à l'allure du pas) est difficilement applicable et encore moins contrôlable.
Cette décision suscite le courroux des associations cyclistes, notamment de la FUB qui furent en d’autres temps davantage solidaires du sort des piétons. Leur argument est que les cyclistes ne peuvent pas passer ailleurs, à défaut d'aménagements cyclables dédiés, pour traverser les centre-villes souvent piétonniers.

"60 Millions de Piétons" reconnait que l'argument est recevable mais que la solution de maintenir cette pratique des cyclistes d'utiliser les aires piétonnes comme des pistes cyclables en y roulant souvant à une allure soutenue ne peut pas continuer, notammet au regard de l'augmentation des flux vélos.

Force est de constater dans ces aires piétonnes une augmentation des accidents entre cyclistes et piétons qui ne produisaient d'ailleurs pas encore il y a quelques années.

L'augmentation des flux vélos a aussi un effet sur  les personnes âgées ou en situation de hnadicap qu nous témoignent qu'elles n'osent plus marcher sans ces rues de peur d'être frôler et accidentés.

C'est pourquoi, « 60 Millions de Piétons » soutient la position de ces villes courageuses, courageuses face au lobby actuel du monde du vélo qui accepte de mettre en insécurité les piétons au nom de leur propre sécurité, en remettant en cause dans ce cas, ces interdictions plutôt que de trouver d'autres itinériares pour traverser ces centre-villes. Le problème se pose de la même façon avec les pistes cyclables sur les trottoirs. Une réponse est notamment le passage à 30 km/h des voies permettant d'éviter les aires piétonnes, ce qui permet aux cyclistes de rouler dans une meilleure sécurité vis à vis de la circulation automobile.


Rappelons qu'une aire piétonne est par définition du Code de la Route (article R 110-2) réservée aux piétons. Les autres usagers en véhicule (livreurs, automobislites, cyclistes, .. ) sont tolérés que dans la mesure où ils circulent au pas et qu'ils ont comme destination finale l'aire piétonne.

La réglementation ne précise pas, hélas, quelle est la vitesse de l’allure du pas. Pour les traversées piétonnes en carrefour à feu, cette vitesse du pas est de 1 mètre par seconde soit un peu moins de 4 km/h. Autant dire pour le cycliste qu'il est plus simple de mettre pied à terre et de devenir piéton.


« 60 Millions de Piétons » demande  donc que la régle du Code de la Route soit tout simplement respectée, à savoir pour les vélos et les EDPM qu'ils circulent au pas, ce qui revient à mettre pied à terre et  qu'ils ne traversent pas l'aire piétonne, ce qui revient souvent pour eux, justement, à ne pas rouler au pas mais plutôt à rouler souvent au-delà de 20 km/h.

Les villes sont donc à notre sens dans leur bon droit d'utiliser leur pouvoir de police pour interdire la criculation des vélos et des EDPM dès lors qu'ils constatent que la sécurité des piétons est engagée. Cette mesure n’entrave en rien la circulation des cyclistes car, soit ils sont arrivés à destination et peuvent laisser leur vélo à l'entrée de la zone dans un endroit aménagé, soit ils peuvent marcher quelques centaines de mètres et poursuivre leur chemin sans que cela les retarde vraiment. Ils peuvent également contourner l’aire piétonne par les voies adjacentes si vraiment ils sont pressés, ce qui ne devrait pas être le cas s'agissant d'une mobilité qui se dit douce.

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