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1.800 vélos publics à Lyon
Mis en service le 19 mai 2005 à Lyon (communauté urbaine) le concept Vélo’v marque une étape dans le développement du vélo en ville.
Un système intégré, très élaboré.
Prenant en compte les échecs précédents, le concept a été étudié à fond, cette fois, par la société JC Decaux.
Les 1.800 vélos (1.000 € pièce !) sont très spéciaux: cadre très renforcé, gros pneus anti-crevaison, freins et vitesses dans les moyeux, éclairage permanent et Stop, câblages dissimulés. Le poids élevé (22 kg) reste acceptable (trajets courts et ‘’à plat’’). Une centrale électronique enregistre de nombreux paramètres et les transmets, en station, au système central.
Les 160 stations câblées, implantées à la place du stationnement ou sur des espaces piétonniers larges, reçoivent de 10 à 30 vélos, verrouillés électriquement. Une borne interactive avec écran tactile établit la liaison avec le PC.
Le système de gestion informatisé enregistre en temps réel de nombreux paramètres : état et position des vélos, remplissage des stations, trafics (sur chacune des relations possibles, des stations, total - pointes à 12.000 emprunts/jour), durée d’emprunt (moyenne 17 minutes). L’exploitant dispose ainsi d’un outil très performant pour la gestion (maintenance des vélos, réapprovisionnement des stations vides par camionnettes) et l’adaptation de l’infrastructure à la demande.
Des tarifs attractifs.
Pour le succès du système, il fallait que le prêt de courte durée soit quasi-gratuit. On distingue 3 formules : 1 semaine (6.500 abonnés); 1 an (15.000 abonnés) et couplée avec la carte transports. Selon le cas, la première partie (demi-heure ou heure) est gratuite et l’heure suivante va de 0,50 € à 1 € .
Le financement de Vélo’v, adossé à celui des abribus, est équilibré par les recettes de la publicité. Vélo’v a été introduit à l’occasion de la remise en concurrence de ce contrat par la Communauté.
Et avec les piétons ?
Dépassant toutes espérances des promoteurs, l’engouement s’est aussitôt manifesté, au point de saturer le système informatique.
Nous nous réjouissons de ce succès et de son effet d’entraînement sur le vélo. Il devrait contribuer à la modération de l’usage de l’auto en ville, objectif principal. Le gros point noir, qui n’est pas particulier à Lyon, reste l’indiscipline des vélos qui ont pris l’habitude de rouler sur les trottoirs, en infraction. Depuis 2 ans nous réclamons une campagne de communication appelant tous les usagers de la rue (autos, vélos, piétons) à respecter les règlements pour cohabiter plus harmonieusement. Nous n’avons pas encore été entendus.
Yves Gascoin
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